Bivouac avec son chien
guide pour vos premières nuits en nature

Vous avez l’habitude de partir en rando à la journée avec votre chien, et vous avez envie de franchir le cap : passer une nuit en pleine nature, sous la tente, avec votre toutou ?

Faire un bivouac avec son chien est une expérience magique; bien plus accessible qu’on ne le pense.

Mais on ne va pas se mentir : la première fois, on se pose mille questions. Où est-ce que j’ai le droit de bivouaquer ? Mon chien dort où ? Il va avoir froid ? Et les animaux sauvages la nuit ? C’est normal, je me les suis toutes posées avant mon premier bivouac avec Looping.

Dans cet article, je vous donne tout ce qu’il faut savoir pour bivouaquer avec son chien sereinement : la réglementation à connaître, le matériel de bivouac essentiel, la gestion de la nourriture et de l’eau, les erreurs à éviter, et surtout notre retour d’expérience honnête avec Looping, jeune berger de la Réunion de bientôt deux ans.

Bivouac avec son chien

En résumé, si c’est votre premier bivouac avec un chien

✅ Testez d’abord une nuit près de chez vous avant de partir en montagne

✅ Prenez une tente confortable plutôt qu’ultra-légère : votre chien a besoin de place

✅ Prévoyez un couchage pour lui (plaid, duvet pour chien) : oui, il peut avoir froid même en été

✅ Vérifiez toujours la réglementation de la zone : bivouac + chien, c’est un double filtre

Le premier bivouac avec Looping

2 jours dans le Morvan

Notre premier bivouac, c’était dans le Morvan, au bord d’un lac. Looping avait un an, on partait pour deux jours, et j’étais à la fois excité et un peu stressé. Est-ce qu’il allait être sage la nuit ? Est-ce qu’il allait flipper ? Est-ce que j’avais pris assez de croquettes ?

La réponse courte : tout s’est super bien passé. La réponse honnête : j’ai fait pas mal d’erreurs. Première erreur : j’avais complètement oublié d’amener un plaid ou une couverture pour lui. Résultat, il a dormi à même le tapis de sol de la tente, et clairement c’est un chien qui est habitué au gros canapé douillet de la maison. Deuxième erreur : j’avais sous-estimé la fraîcheur de la nuit, même en été au bord de l’eau.

Mais le réveil à côté du lac avec Looping, le silence, les premiers rayons de soleil, la brume sur l’eau… c’était juste incroyable. C’est ce qui m’a donné envie de recommencer !

Depuis, on a enchaîné : bivouac dans le Jura, bivouac dans le Massif des Cerces au bord de la Clarée, etc.

À chaque fois, j’ai appris quelque chose de nouveau. Et tout ce que je sais, je vous le partage ici.

Bivouac avec son chien

Quelles réglementations pour le bivouac avec un chien ?

C’est le premier sujet à régler avant de commencer à préparer votre sac. Bivouaquer avec un chien, c’est gérer un double filtre : les règles du bivouac d’un côté, et les règles liées à la présence du chien de l’autre.

Bivouac avec son chien
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Où le bivouac est-il autorisé en France ?

En France, le bivouac n’est pas du camping sauvage. Le bivouac, c’est une installation temporaire d’une nuit, du coucher au lever du soleil, sans aménagement au sol. Le camping sauvage (s’installer plusieurs jours au même endroit) est généralement interdit.

Concrètement, le bivouac est autorisé sur la majeure partie du territoire français, sauf dans les zones où il est explicitement interdit : cœurs de parcs nationaux (sauf dérogations spécifiques), réserves naturelles, propriétés privées sans autorisation, et certains sites classés. Dans les parcs nationaux, certains autorisent le bivouac uniquement à proximité immédiate des refuges (c’est le cas dans les Pyrénées par exemple). Consultez toujours la carte du parc ou de la réserve avant de partir.

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Où randonner avec son chien ?

Même logique que pour le bivouac : les cœurs de parcs nationaux sont interdits aux chiens (Code de l’environnement, article L331-4-1). La Vanoise, les Écrins, le Mercantour : oubliez. Les réserves naturelles sont souvent restrictives aussi : les Hauts-Plateaux du Vercors ou le Massif de la Chartreuse ne sont pas vraiment une option avec un chien.

En revanche, les parcs naturels régionaux sont quasiment tous accessibles avec votre chien tenu en laisse. Donc ne vous inquiétez pas, il y a l’embarras du choix !

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Les meilleurs lieux pour bivouac avec son chien

Quand on croise les deux filtres (bivouac autorisé + chien accepté), il reste tout de même de très beaux terrains de jeu en France :

La forêt de Fontainebleau : idéal pour tester le bivouac en région parisienne (mais uniquement dans les deux airs de bivouac)
Le Morvan : parfait pour un premier bivouac, plat, boisé, lacs partout, chiens bienvenus
Les Vosges : belles crêtes, fermes-auberges pour le ravitaillement, accessible
Belledonne : alpin, sauvage, aucune restriction chien ni bivouac
Le Beaufortain : même avantage, avec en prime des lacs de montagne spectaculaires
Le Massif des Cerces : notre spot favori avec Looping, la Clarée pour se rafraîchir.
Le Cantal : volcans, grands espaces, très dog-friendly

Dans tous les cas, vérifiez bien la zone précise de votre itinéraire. Un massif peut être globalement autorisé mais contenir une réserve naturelle interdit aux chiens. L’application IGN Rando et les sites des offices de tourisme sont vos meilleurs alliés.

Quel matériel est essentiel
pour le bivouac ?

C’est le cœur du sujet. Le matériel de bivouac avec un chien, c’est votre matériel classique de randonneur + les éléments spécifiques pour votre chien. Je vais vous épargner la liste de mon équipement personnel et me concentrer sur ce qui change quand on part avec un chien.

La tente : confort vs légèreté

Mon conseil n°1 : oubliez l’ultra-léger pour vos premiers bivouacs. Je sais, tous les blogs de rando vous disent de compter chaque gramme dans votre sac à dos. Mais un chien dans une tente, ça bouge, ça tourne, ça gratte, ça pousse avec ses pattes. Une tente ultra-légère à 150€ se déchirera facilement au premier coup de griffe.

Partez avec une tente deux ou trois places, avec un tapis de sol solide et résistant. C’est plus lourd à porter, oui. Mais c’est infiniment plus confortable pour vous et votre chien, et vous n’aurez pas le stress de surveiller chaque mouvement de votre toutou dans la nuit.

Le couchage de votre chien

C’est l’erreur que j’ai faite lors de mon premier bivouac dans le Morvan : ne rien prévoir pour le couchage de Looping. En montagne, même en plein mois d’août, les températures peuvent descendre à 0°C. Votre chien a besoin d’un minimum d’équipement pour bien dormir et récupérer :

  • Un plaid ou une couverture qu’il connaît (l’odeur de la maison le rassure énormément)
  • Un tapis isolant ou une couverture de survie pliée sous le plaid pour l’isoler du froid du sol
  • Un duvet pour chien si vous bivouaquez régulièrement en altitude
  • Un manteau coupe-vent pour les races à poil ras ou les nuits particulièrement fraîches

L’idée, c’est que votre chien récupère vraiment pendant la nuit. Un chien qui a froid ne dort pas, reste en alerte, et sera épuisé le lendemain.

Bivouac avec son chien

Comment préparer un bivouac avec son chien ?

Tester une nuit près de chez vous

Avant de partir faire un bivouac en montagne à 4h de route, faites un essai à proximité de chez vous. Un petit bois, un champ, le jardin d’un ami; peu importe le lieu.

Notre premier « bivouac » avec Looping était dans le jardin d’un ami lors d’un week-end entre potes.

L’idée c’est de voir comment votre chien réagit à la tente, à la nuit dehors, aux bruits inhabituels. Vous découvrirez en conditions réelles si votre tente est assez grande, si votre chien accepte de se coucher, et si vous arrivez vous-même à dormir avec lui à côté.

C’est aussi l’occasion de tester tout votre matériel : montage de la tente, réchaud, organisation du sac. Mieux vaut découvrir qu’il vous manque un truc à 20 minutes de la maison qu’au milieu de nulle part.

Bivouac avec son chien
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Habituer son chien à la tente

Certains chiens entrent dans la tente comme si c’était leur maison. D’autres sont beaucoup plus méfiants. Looping, les premières fois, était un peu aux aguets à la tombée de la nuit. Il entendait des bruits qu’il ne connaissait pas et restait en mode alerte. Au fil des bivouacs, il s’est habitué.

Si votre chien n’a jamais vu une tente, montez-la dans votre salon ou votre jardin quelques jours avant le départ. Laissez-le y entrer, renifler, s’y coucher. Mettez son plaid dedans. Rendez l’endroit agréable pour lui. Le jour du bivouac, la tente sera un environnement familier et non une source de stress.

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Préparer physiquement son chien

Un bivouac implique généralement une randonnée d’accès pour atteindre votre spot. Assurez-vous que votre chien est habitué à marcher la distance prévue, avec le dénivelé associé. Si votre plus longue rando avec lui fait 2h, ne partez pas directement pour un bivouac qui demande 5h de marche avec 1000m de dénivelé positif. Augmentez progressivement la préparation physique avec des rando à la journée de plus en plus longues.

Comment choisir
un lieu de bivouac ?

Les critères pour un bon spot

Choisir un lieu de bivouac adapté à votre chien, c’est la clé d’une nuit agréable et sécurisée. Voici mes critères :

  • Terrain plat : évident, mais essentiel. Un terrain en pente, c’est un chien qui glisse toute la nuit dans la tente.
  • À l’abri du vent : derrière un rocher, en lisière de forêt, dans un creux. Le vent en altitude la nuit, c’est l’ennemi n°1 du confort.
  • À proximité d’un point d’eau : cours d’eau, petit lac, source. Votre chien aura soif le soir et au réveil. Mais pas trop près non plus : les animaux sauvages viennent s’abreuver la nuit. Attention tout de même aux risques de cyanobactéries.
  • Loin des chemins principaux : pour éviter les passages de randonneurs tôt le matin et les regards curieux.
  • Pas sur une propriété privée sans autorisation.

L’importance des points d’eau

Je le répète dans chaque article parce que c’est fondamental : un bivouac sans point d’eau à proximité, c’est un bivouac stressant. Votre chien a besoin de boire régulièrement, surtout après une journée de marche. Et avec les grosses chaleurs d’été, il est important qu’il puisse se rafraichir. Repérez les cours d’eau et les lacs sur votre carte IGN avant de partir. Lors de nos treks dans le Massif des Cerces, on bivouaque souvent au bord de la Clarée; Looping peut se dégourdir les pattes et boire quand il veut (et le bruit de l’eau est un somnifère naturel).

Emportez aussi une gourde filtrante : elle vous permet de remplir vos réserves d’eau directement dans les rivières et lacs de montagne sans risque.

Installer le camp : les bons réflexes

Arrivez sur votre spot au moins 1h30 avant le coucher du soleil. Monter une tente dans le noir avec un chien qui tourne autour, c’est un enfer. Installez la tente, déroulez le couchage, mettez le plaid de votre chien dedans pour qu’il repère son espace. Préparez votre repas et le sien avant la nuit. Faites-le boire, faites-le se dégourdir les pattes une dernière fois, et profitez du coucher de soleil.

Bivouac avec son chien
Bivouac avec son chien

Dormir en bivouac avec son chien : comment ça se passe ?

Dans la tente ou dehors ?

Je suis catégorique : votre chien dort dans la tente avec vous. Je ne l’attache jamais dehors pour la nuit. Premièrement, un chien attaché dehors la nuit en pleine nature peut croiser des animaux sauvages (sangliers, renards…) et se retrouver dans une situation dangereuse sans pouvoir fuir. Deuxièmement, il reste en mode alerte toute la nuit et ne récupère pas. Troisièmement, moi je n’arrive tout simplement pas à dormir si Looping n’est pas à côté de moi.

Certaines personnes laissent leur chien dans l’abside de la tente. C’est un bon compromis si votre tente le permet et si votre chien n’est pas frileux.

Gérer le froid en altitude

C’est le piège classique du premier bivouac en montagne. On part en août, il fait 30°C dans la vallée, et on se dit que ça ira. Sauf qu’à 2000 mètres, la nuit, il peut faire 0°C voire négatif. J’ai vraiment senti la différence entre mon bivouac dans le Morvan (où il faisait encore doux) et celui dans les Cerces (où Looping s’est collé contre moi toute la nuit pour se réchauffer).

Prévoyez toujours un duvet ou un plaid chaud pour votre chien. Même les chiens à poil épais peuvent souffrir du froid en altitude. Et vous, prenez un bonnet et des gants dans votre sac : dès que le soleil se couche, la température chute brutalement.

Comment gérer la nourriture
pour mon chien en bivouac ?

Quelle quantité de croquettes prévoir ?

Pour un bivouac d’une nuit (la configuration la plus courante), c’est simple : emportez la ration habituelle de votre chien + 10/20% supplémentaire pour compenser l’effort de la randonnée. Ajoutez quelques friandises pour les pauses et le récompenser au bivouac.

Pour un bivouac de plusieurs jours, calculez la ration quotidienne majorée et multipliez. Le poids de croquettes peut vite devenir important dans votre sac à dos; c’est là que le harnais de bât entre en jeu.

Donnez-lui son repas le soir, une fois le camp installé et l’effort terminé, pour une meilleure digestion. Et rangez absolument les croquettes dans un sac étanche fermé pendant la nuit : les animaux sauvages ne sont jamais loin.

La gestion de l’eau en bivouac

L’hydratation de votre chien est aussi importante que la vôtre. Prévoyez au minimum 1,5L d’eau par jour pour lui en conditions normales, et jusqu’à 2L s’il fait chaud ou si le dénivelé est important. Une gamelle pliable dans une poche latérale de votre sac permet de lui donner à boire à chaque pause sans s’arrêter longtemps.

Ne le laissez jamais boire dans les eaux stagnantes (risque de cyanobactéries, leptospirose). Les cours d’eau vive sont sûrs. En altitude, les lacs de montagne sont généralement sains, mais restez vigilant.

Le sac de bât : faire porter ses croquettes à son chien

Si votre chien fait plus de 15 kg, vous pouvez l’équiper d’un harnais de bât avec des sacoches latérales. Il pourra porter ses propres croquettes, sa gamelle et quelques petites affaires. Règle absolue : ne jamais dépasser 10% du poids de votre chien dans le sac. Et surtout, habituez-le progressivement au port du sac de bât sur plusieurs semaines de rando à la journée avant le grand départ. Un chien qui découvre un sac sur son dos le jour du bivouac sera mal à l’aise et risque de se blesser.

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L’aventure outdoor
avec Looping

Quels risques pour mon chien en bivouac ?

La faune sauvage la nuit

En pleine nature, la nuit, il se passe des choses. Des sangliers qui fouillent le sol, des renards curieux qui s’approchent du camp, des cerfs qui bramèent dans la forêt. Votre chien va les entendre (et les sentir) bien avant vous. C’est une des raisons pour lesquelles il doit dormir dans la tente : pour éviter une confrontation directe.

Looping s’est mis à grogner en pleine nuit dans les Vosges. Je n’ai jamais su ce qui rôdait dehors, mais ses grognements ont visiblement suffi à faire fuir l’animal. C’est aussi ça l’avantage de bivouaquer avec un chien : vous n’êtes jamais vraiment seul dans la nuit, et ça rassure.

Les tiques

La montagne, la forêt, les hautes herbes : c’est le terrain de jeu des tiques. Vérifiez votre chien chaque soir au bivouac, systématiquement. Inspectez les oreilles, le cou, les aisselles, l’intérieur des cuisses. Emportez une pince à tique dans votre trousse de secours (vous en aurez besoin, croyez-moi) et assurez-vous que la protection contre les tiques de votre chien est à jour avant le départ. La surveillance du chien sur ce point est non négociable. Dans le Jura début mai, on a retrouvé des dizaines de tiques sur Looping. On pensera au répulsif la prochaine fois !

Le froid

J’en ai parlé plus haut : le froid en altitude est le risque le plus sous-estimé. Un chien qui tremble, qui se recroqueville, qui cherche à se coller à vous : c’est un chien qui a froid. Réagissez immédiatement en le couvrant et en le réchauffant. Pour les races à poil ras ou les petits chiens, un manteau peut être utile dès que vous montez au-dessus de 1500 mètres.

Les patous et les troupeaux

Si vous bivouaquez en montagne pendant la période d’estive, il y a des troupeaux dans les alpages et donc potentiellement des patous. N’installez jamais votre camp à proximité d’un troupeau. Garder votre chien en laisse dès que vous apercevez des bêtes, et contournez les zones pastorales. Un patou qui détecte un chien près de son troupeau la nuit, c’est une situation dangereuse pour tout le monde.

Quels conseils pour randonner avec un chien ?

Le bivouac, c’est aussi une randonnée pour y arriver et en repartir. Voici les conseils qui font la différence.

Pour un bivouac, les bases d’éducation sont les mêmes que pour toute sortie en pleine nature : un bon rappel (si vous comptez le détacher), le refus d’appât (on trouve de tout sur les sentiers), et la capacité à ignorer d’autres chiens ou des animaux sauvages. La gestion de la prédation est importante : votre chien ne doit pas courir après les marmottes, les bouquetins ou les oiseaux. C’est essentiel pour préserver la faune locale et les respecter dans leur milieu naturel.

Un point souvent oublié : votre chien doit savoir se poser. Au bivouac, il y a des moments d’attente; pendant que vous montez la tente, pendant que vous cuisinez. Un chien qui sait rester calme et ne pas déranger la faune environnante est un compagnon de bivouac idéal.

Ne vous mettez pas la pression d’arriver à un spot précis à une heure précise. Le bivouac, c’est la liberté de s’arrêter quand on veut. Si votre chien fatigue, posez-vous. S’il veut se baigner dans un lac, laissez-le. S’il a besoin d’une pause longue à l’ombre, respectez-le. Le bivouac n’est pas une course, c’est une aventure partagée.

Si vous avez encore un peu peur de partir en pleine nature, partez donc en road-trip. C’est un bon compromis pour profiter de la nature et avoir un minimum de confort.

Bivouaquer avec un chien implique une responsabilité supplémentaire envers l’environnement. Ramassez ses déjections sur les sentiers et à proximité des points d’eau. Gardez-le sur les chemins pour éviter de déranger la faune et la flore. Ne laissez aucune trace de votre passage : restes de croquettes, emballages, sacs; tout repart avec vous. Respecter la règle du « leave no trace », c’est préserver ces endroits pour que d’autres randonneurs puissent en profiter après vous.

Rappelez-vous que les feux de camp sont interdits dans la quasi-totalité des espaces naturels en France. Utilisez un réchaud.

FAQ

Non. Le bivouac en France est autorisé sur la majorité du territoire, mais interdit dans les cœurs de parcs nationaux (sauf dérogations), dans certaines réserves naturelles, et sur les propriétés privées sans autorisation. Ajoutez à cela les zones interdites aux chiens (parcs nationaux, certaines réserves) et vous avez un double filtre à vérifier. Les parcs naturels régionaux sont généralement la meilleure option.

Oui, et c’est même fortement recommandé. Un chien qui dort dehors en bivouac est exposé aux animaux sauvages, au froid, et ne récupère pas correctement. Prévoyez une tente suffisamment spacieuse et coupez-lui les griffes avant le départ pour éviter qu’il ne perce le tapis de sol.

Privilégiez une tente 2 ou 3 places avec un tapis de sol résistant et des arceaux solides. Les tentes ultra-légères sont trop fragiles pour un chien qui bouge dans la nuit.

Pas obligatoirement pour un bivouac en basse altitude en été. Mais dès que vous montez au-dessus de 1500 mètres ou que vous bivouaquez en automne, un plaid épais ou un duvet pour chien fait une réelle différence.

Le bivouac en lui-même est gratuit. Le coût, c’est le matériel. Pour un premier bivouac, comptez entre 200 et 500€ pour une tente adaptée, un sac de couchage, un tapis de sol et le matériel de base. Pour le chien spécifiquement, ajoutez 50 à 150€ (plaid, gamelle pliable, harnais, et éventuellement un duvet pour chien). C’est un investissement initial, mais ensuite chaque nuit en pleine nature est gratuite.